La vie du prophète

Sa jeunesse

L'orphelin solitaire

Muhammad était une miséricorde pour l’univers. Sa vie brille toujours comme un symbole de lumière et de direction pour tous les temps et pour toute l’humanité. Il était le dernier messager de Dieu envoyé à l’humanité, le Sceau des prophètes. Il appela à l’unicité divine.

L’orphelin solitaire

Muhammad était un orphelin. Son père était i m mort avant même sa naissance. 11 a donc été élevé et sevré dans le désert, selon la coutume arabe de l’époque. A l’âge de six ans, sa mère Amina décéda à son tour, il fut dès lors élevé par son grand-père, ‘Abd-al-Muttalib, et plus tard, par son oncle paternel, Abû Talib.

La Mecque était une ville importante et très connue, principalement parce qu’elle abritait la Ka’ba, la première maison jamais construite pour l’humanité à la gloire du Dieu unique. Elle avait été construite environ trois mille ans 2 plus tôt par le prophète Abraham avec l’aide de son fils Ismaël (Paix sur lui). C’était là, dans cette vallée déserte et aride, qu’Abraham, selon la volonté divine, avait laissé sa femme Hajar avec leur enfant Ismaël. Petit à petit, avec le temps, la Mecque devint une ville de pèlerinage et un centre culturel et commercial important dans laquelle, passaient de grandes caravanes qui allaient au Nord vers la Syrie et au Sud vers le Yémen. Muhammad sallallahu alayhi wasallam était un descendant direct d’Abraham par Ismaël, appartenant à la noble et célèbre famille des Bani Hashim.

En tant que berger, Muhammad avait l’habitude de garder, sous un soleil de plomb, les moutons et les chèvres aux environs des collines entourant la Mecque : un entraînement familier, semble-t-il, pour tous ceux qui étaient destinés à porter la prophétie.

Le digne de confiance

Jeune homme, Muhammad sallallahu alayhi wasallam était connu auprès de tous comme al-Amîn, « celui sur qui l’on peut compter », grâce à son honnêteté et à son noble caractère. Son oncle l’aimait profondément et l’emmenait avec lui en Syrie lors de ses voyages d’affaires. Cela donna à Muhammad sallallahu alayhi wasallam la possibilité d’apprendre à gagner sa vie en tant que commerçant. Il menait ses affaires avec succès. Bien qu’il fut relativement pauvre, son honnêteté et sa nature généreuse faisaient qu’il était aimé et qu’il avait la confiance de tous ceux qui le connaissaient.

À cette époque, vivait à la Mecque une des femmes les plus honorables. Elle s’appelait Khadija. Muhammad sallallahu alayhi wasallam travailla pour elle et lorsqu’il atteignit l’âge de 25 ans, il reçut de sa part une demande en mariage indirecte. Bien qu’elle fût son aînée et déjà deux fois veuve, Muhammad sallallahu alayhi wasallam accepta son offre. Ils se marièrent et vécurent heureux. Elle donna naissance à deux garçons et quatre filles. Malheureusement, les deux garçons moururent en bas âge ; ce fut, cependant, un mariage idéal et ils vécurent une vie de famille comblée de bonheur.

La Pierre Noire

La compagnie de Muhammad sallallahu alayhi wasallam, ainsi que ses sages conseils, étaient grandement recherchés par tous. Il est rapporté qu’une fois, alors que l’on était entrain de réparer la Ka’ba à cause de violentes inondations qui en avaient dévasté les murs, il y eut un désaccord entre les quatre principales tribus des Quraïsh pour savoir laquelle parmi les quatre aurait l’honneur de replacer la pierre noire sacrée. Une dispute était sur le point d’éclater quand un des anciens proposa : « Que la première personne qui entre soit notre juge ! ».

A leur grande joie, le premier à entrer fut Muhammad sallallahu alayhi wasallam. « C’est al-Amîn, l’honnête », s’écrièrent-ils. Muhammad fut mis au courant de la situation et il demanda qu’on lui apporte un morceau de tissu. Il plaça la pierre noire sur le vêtement et demanda aux membres de chaque tribu d’en tenir un coin de façon à pouvoir soulever la pierre et il la remit lui-même à sa place. Il sut donc, avec intelligence, mettre fin à cette querelle et il évita, de surcroît, un risque de guerre.

Les Arabes de l’époque avaient de grandes qualités. Ils étaient courageux, généreux et loyaux, et néanmoins, ils se trouvaient souvent impliqués dans de petites disputes, se querellant sans cesse, prêts à répandre le sang à la moindre occasion. Ils avaient peu de respect pour le faible, l’orphelin et la veuve, et se livraient fréquemment à des beuveries et à des frivolités. À cause de l’important statut donné aux garçons, les pères avaient la détestable habitude d’enterrer vivantes les petites filles qu’ils ne voulaient pas à leur naissance. Au demeurant, à l’origine de ces maux, on trouve le polythéisme.

Polytheistes et idôles

Le polythéisme, le culte des idoles, était pratiqué, à l’époque, par la presque totalité de la population. La religion éternelle laissée en héritage par Abraham l’adoration du Dieu Unique – avait avec le temps été enterrée et oubliée. Au fil des ans, environ trois cent soixante idoles et statues représentant de faux dieux avaient été installées à l’intérieur et autour de la Maison Sacrée et étaient adorées comme des seigneurs et des intercesseurs. Même les fidèles de Moïse et de jésus s’étaient écartés du monothéisme originel d’Abraham et ils s’étaient divisés en tribus et en sectes séparées.

Muhammad sallallahu alayhi wasallam était une personnalité exceptionnelle. Il ne prit part à aucune des pratiques polythéistes.

Il prit l’habitude, très tôt, de se retirer dans une grotte isolée dans les environs de la montagne appelée Hirâ’, non loin de la Mecque, pour purifier son coeur et prier pour la recherche de la Vérité.

Avec le seul bruit du vent dans sa solitude, il contemplait les signes de l’univers.

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